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27 janvier 2011

L'ennemi du peuple

Voici l'extrait d'un texte publié par Darien dans L'ennemi du peuple, en 1903, et qui est malheureusement toujours d'actualité aujourd'hui, tout au moins en Europe et en Amérique du Nord.

 

«Le peuple a des amis. Qu'il les garde! Ils sont généralement dignes de lui. Mais qu'il ait aussi ses ennemis, si indigne d'eux qu'il puisse être! – Je comprends qu'il soit l'ami d'un pauvre animal, d'un cheval ou d'un âne condamné aux plus durs labeurs, et sans défense, et muet. Je ne comprends pas qu'on puisse être, à notre époque, l'ami du peuple. L'abominable et tyrannique soumission populaire a pu avoir, jusqu'ici, des excuses : l'ignorance, l'impossibilité matérielle d'une lutte. Aujourd'hui, le peuple sait; il est armé. Il n'a plus d'excuses.»

Les chroniques de Darien dans L'ennemi du peuple ont été reprises en volume chez L'Âge d'homme, Lausanne, en 2009, sous le titre L'ennemi du peuple.

04:55 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

La dernière phrase de la citation fait écho à ce que je dis toujours: l'homme du peuple n'en veut pas, de la liberté! Depuis que le monde est monde - en tout cas "civilisé" - le peuple est asservi, d'une manière ou d'une autre, à une clique de dirigeants; du sorcier du village au président de république (bananière ou non) en passant par tous types de chefs d'Etat et de monarques (autoproclamés ou non). Et durant tous ces milliers d'années, pas une nation, pas un peuple, sous aucune latitude, n'a pu changer durablement ce système? Je n'y crois pas.
Selon moi, l'asservissement a ses avantages pour la grande majorité du peuple: pas besoin de se prendre en charge, d'être responsable; on est dirigé, mené, le Grand Sachem et ses sbires décident à notre place. Pratique et confortable... Officiellement, bien entendu, pas question de l'avouer, alors on continue de noyer le poisson en faisant perdurer le mythe, on dit Qu'est-ce que j'aimerais être libre, les mecs... Mais c'est du flan! Si l'homme voulait vraiment être libre ce serait fait depuis longtemps (cf. la vitesse avec laquelle la Tunisie a renversé sa dictature, pourtant solide).
Salutations des mers chaudes, M.

Écrit par : mwr | 27 janvier 2011

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