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12 août 2011

Volodine et la police

Dans Lisbonne dernière marge, Volodine évoque la police dans des termes assez inquiétants - comme tout ce qu'il écrit :

 

«La police est aussi une palissade; une palissade qui ferme la rue. [...] La police est nécessaire à la rue. Parfois elle est peinte en vert, parfois en bleu, parfois en gris. Elle se tient solide, en bordure des choses. [...] Qu'y a-t-il de l'autre côté de la police? On peut supposer une organisation dont elle serait le bras armé, on peut supposer des maîtres, qui se serviraient d'elle pour s'abriter, pour rendre leur monde inaccessible. Cependant, rien n'empêche d'imaginer aussi que, derrière la police, il n'y a rien. Et une telle idée n'est guère rassurante. C'est pourquoi, après avoir conjuré sa peur en implorant la police, l'homme qui a façonné la police avec ses doigts, avec ses pensées, l'homme, donc, s'adosse à la nuit et continue à avoir peur.»

 

10:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : volodine, prison, police