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27 décembre 2011

Encore une qui est en train de mourir...

Une année.

Ni meilleure ni pire que les précédentes.

Bilan?

Le pays dans lequel je vis n'est toujours pas indépendant et il n'est pas pressé de l'être,

On nomme personnalités de l'année des morts qu'on a piétinés avec acharnement quand ils étaient vivants,

Les riches sont encore plus riches, les pauvres sont encore plus pauvres,

Mais les pauvres continuent de donner aux riches le mandat de les appauvrir davantage,

Nos ennemis sont arrogants, prospères et pétants de santé,

Nos amis (les faux) nous inondent sous l'incessant déluge de leur propre insignifiance,

Nos amis (les vrais) meurent loin de nous, seuls, dans le noir, de leur propre main parfois,

Et nous demeurons assis devant un écran, spectateurs impuissants de notre propre aliénation, en attendant de mourir à notre tour, seuls, dans le noir, de notre propre main peut-être…

Commentaires

Tiens, en lisant le point 4 de la liste ci-dessus incluse, un frais souvenir vient bien à propos illustrer ledit point: occupé au téléchargement (illégal, bien sûr, sinon c'est pas drôle) de quelques vieux machins avec Pierre Richard (c'est pour les gosses, faut un peu les cultiver, parfois, avec autre chose que Lady Gaga (même pas besoin de lui trouver un surnom désobligeant) ou Lindsay Lohan (qui ahane quand on la monte, peut-être?), voilà-t-y pas que je suis surpris en bien au visionnement du Jouet - je ne me rappelais pas du tout que le film avait tout d'un brûlot. A la fin, particulièrement - et c'est le but de mon propos - on y admire un Michel Bouquet, parfait de cynisme dans le rôle d'un dirigeant de groupe de presse, qui assène à son employé, incarné par un Jacques François parfait de lèche-culerie, après avoir exigé (et obtenu!) de lui de baisser son froc pour faire le tour de la rédaction le cul à l'air: «Vous me prenez pour un monstre, n'est-ce pas? Mais qui de nous deux est le monstre? Celui qui vous demande de baisser votre pantalon, ou celui qui accepte de faire le tour de la rédaction à moitié nu?»

Et ce sera tout pour aujourd'hui.

Écrit par : MWR | 29 décembre 2011

Je me souviens de ce film, un peu vieilli par ailleurs, et surtout de cette scène géniale qu'on devrait faire étudier par tous les étudiants en journalisme...

Écrit par : Chabin | 30 décembre 2011

... tiens, encore un souvenir. Plus vieux, celui-là. De mes années dinosauresques où je pratiquais la presse. En ce temps-là, on appelait "langues brunes" les lèches-bottes, parce que quoi qu'ils fassent, lécher les culs ou cirer les pompes, ils finissent de toute façon avec une langue brune.
Et ce sera vraiment tout, mais pour l'année.

Écrit par : MWR | 29 décembre 2011

... bon, allez, un petit dernier, ça donnera l'impression que le blogue est visité.
Alors pourquoi ne pas citer Sénèque, ça fait pas de mal et ça donne l'impression d'être cultivé:
"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."

A la revoyure.

Écrit par : MWR | 29 décembre 2011

Les commentaires sont fermés.