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04 mars 2012

Dr Chimpanzé et Mr Bonobo

Dans la famille humaine – hominidienne, plutôt – il y a deux cousins germains et dissemblables qui nous renvoient chacun une image de nous-mêmes, ou de ce qui pourrait être nous-mêmes.

Le chimpanzé, d'une part, turbulent trublion qui mérite mieux que les autres le nom de «singe». Lequel singe l'autre, on ne le sait pas trop, mais le chimpanzé nous rappelle fortement quelqu'un : son comportement est agressif, il aime intimider, établir les limites de son territoire, imposer sa hiérarchie, exhiber sa puissance, exercer sa domination.

Le mouton noir de la famille, au contraire – le bonobo –, privilégie le contact apaisant, le principe de plaisir, les notions de consentement mutuel ou de don/réception, la sexualité comme mode de vie plutôt que comme pratique maladive et honteuse. Le bonobo cherche à éliminer le stress, il refuse la douleur plutôt que de s'y complaire, il optimise la jouissance et la vie.

Le chimpanzé, notre frère, nous montre la voie de l'asservissement (volontaire ou non), celle de la création des États, de l'établissement du capitalisme, de l'expansion de l'impérialisme, de la domination sexuelle.

Comme le disait Frans de Waal, les chimpanzés résolvent les problèmes du sexe par le pouvoir, les bonobos résolvent les problèmes du pouvoir par le sexe.

Il y aurait là un choix de vie à faire.

Nous nous sommes sans doute trompés de modèle. L'homme n'est pas la crème d'une prétendue création, il n'est pas non plus l'aboutissement d'une quelconque évolution, darwinienne ou autre. Il n'est qu'un singe dévoyé.

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